Les 4 piliers de la préparation au combat

Article initialement posté sur le site internet www.cerclesilatdefense.com

La préparation au combat s’effectue généralement à travers 2 axes principaux : l’apprentissage technique et la préparation physique.

  • L’apprentissage technique se réalise souvent sous la forme de répétitions de techniques et d’enchaînements codifiés et standardisés : “face à telle attaque, je réponds avec telle défense”. Cet apprentissage sous forme d'algorithmes à respecter est utile pour préserver une “pureté” des formes et assurer une transmission des techniques traditionnelles dans une logique de transmission d’un patrimoine. Pratiquée de façon exclusive, cette approche n’est en revanche pas adaptée à une pratique qui se veut centrée sur la self défense car elle omet que la seule certitude du combat réel... c’est l’incertitude : Incertitude du moment, du lieu, du nombre d’adversaires, de leurs réactions, de notre propre réaction face au stress. Dans un contexte de rue, celui qui s’en sortira est celui qui saura gérer cette incertitude et non celui qui se sera contenté de répéter des enchaînements standardisés, souvent complexes, dans un environnement sécurisé.

Comment procéder? La réponse se trouve dans un juste équilibre entre quatre piliers complémentaires que je présente ci-après:


Pilier 1 : Créer des automatismes “passe-partout” simples:

Les neurosciences nous enseignent deux éléments phares:

  • Si le cerveau doit choisir parmi un panel trop important de techniques, l’agressé a toutes les chances d’être mis en échec car le temps de sélection d’une réponse sera de facto trop long pour bloquer l’attaque.

Pilier 4 : Le conditionnement physique:

La condition physique apporte autant de bonnes capacités motrices qu’une sensation de force, d’assurance et de bien être général dont l’utilité dépasse la confrontation physique.

Sur ce point, il est important d’avoir une approche globale et systémique du corps humain.

On se focalise par exemple souvent sur le développement musculaire. celui-ci est certes important. Cependant, ce sont les tendons (bandes de tissus conjonctifs qui tiennent un muscle à un os et transmettent la force musculaire) et les ligaments (tissus conjonctifs qui relient deux os dans une articulation ou maintiennent vos organes internes en place) qui doivent être plus résistants et tenaces que les muscles. La raison est que les muscles se fatiguent rapidement sous stress alors qu’un bon conditionnement des tendons et des ligaments permet de continuer à travailler longtemps après le point de la fatigue musculaire maximale.

Par ailleurs, si les muscles doivent être travaillés, ils méritent également d’être purgés des tensions qui s’y sont accumulées. Ce travail peut être fait par des massages en profondeur ou des exercices lents qui font appel au poids du corps, associés à la respiration.

Cette approche systémique mérite également d’être menée sur les systèmes respiratoire, cardiovasculaire, immunitaire, etc.



J’aimerais conclure cet article en l’ouvrant plus largement sur les bénéfices d’une pratique martiale centrée sur les 4 piliers mentionnés. Le combat n’est d’après moi qu’une partie de ce que doit apporter un art martial. La pratique doit également apporter santé, satisfaction, renforcement de la volonté et bien être dans une logique de croissance personnelle. Les 4 piliers présentés répond à ces exigences pour une utilité qui dépasse de loin le cadre de la confrontation physique.

Cercle Silat Défense : Self Défense — Penchak Silat

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